24 Avril 2015

MTB

En 2013, 15 souris « françaises » ont tourné autour de la Terre à 575 km d'altitude à bord d'une capsule Bion. Objectif ? Déterminer l'impact de l'impesanteur sur leurs systèmes cardiovasculaire, osseux et musculaire.

En 1973, les soviétiques placèrent la première capsule Bion en orbite autour de la Terre. Dédiée aux expériences de biologie, elle emportait à son bord des organismes et tissus vivants. Jusqu'en 1996, 10 autres capsules Bion prirent ainsi la route de l'espace. En 2013, une version modernisée repris le flambeau dans le cadre de la mission Bion-M1 (avec "M" pour modernisé). Le CNES y participa au travers une expérience baptisée MTB (« Mouse Telemetry on Bion ») sur le système cardio-vasculaire (5 souris impliquées) et une étude sur les muscles et les os (10 souris impliquées).

L'expérience MTB suivit en continu la pression artérielle et la fréquence cardiaque de souris équipées de capteurs, et ce avant, pendant et après le vol. Les données furent enregistrées grâce à un système adapté par le CNES pour être fonctionnel dans l'espace. Ce suivi "nomade" du système cardio-vasculaire par télémétrie constitua une première mondiale. Quant aux expériences sur les os et les muscles, elles reprirent les études physiologiques animales interrompues depuis quelques décennies par la communauté internationale.

Ces expériences se réalisèrent dans le cadre d'une convention entre le CNES et l'Institut des Problèmes Biomédicaux (IMBP) de Moscou. Des équipes de recherche françaises à Angers, Strasbourg et Saint-Etienne ont apporté un support scientifique et sont aujourd'hui utilisatrices des données résultant de cette mission.